Union Locale CGT Saint Medard en Jalles

Thibault (CGT) appelle "le plus grand nombre" à se mobiliser jeudi PDF Imprimer Envoyer
PARIS (AFP) — Le secrétaire-général de la CGT Bernard Thibault a appelé mercredi "le plus grand nombre" de Français à se mobiliser jeudi, invitant le gouvernement à tirer les conséquences de la mobilisation au lieu d'y voir "seulement un mauvais moment à passer".

"Il faut absolument que les salariés, chômeurs, précaires, retraités qui souffrent en cette période n'hésitent pas à participer. Réunir les meilleures chances d'être entendus va passer par le nombre de personnes mobilisées. J'appelle le plus grand nombre à participer", a-t-il dit sur France 2.

Dans un entretien publié mercredi par le Parisien/Aujourd'hui en France, M. Thibault a estimé que la journée d'action allait "infliger un démenti à tous ceux qui pensent que les syndicats ne sont pas représentatifs de l'opinion des salariés et qu'ils sont divisés".

Il a estimé à la télévision que "le gouvernement doit prendre la mesure de ce qui va se passer. Il ne peut pas considérer que c'est uniquement un mauvais moment à passer ou une angoisse légitime à exprimer sans que cela ait de répercussions sur la manière dont il raisonne face à cette crise".

"Tout le monde a conscience qu'on vit une crise sociale inédite depuis soixante-dix ans" a-t-il souligné dans son interview au Parisien, tout en relevant sur France 2, que "les salariés ne sont en rien responsables de cette crise" et en constatant "qu'ils en sont les premières victimes".

Il a notamment souligné que "des secteurs qui ont été aidés par les pouvoirs publics vont afficher encore plusieurs milliards d'euros dans le même temps où ils licencient ou mettent au chômage technique des salariés".

M. Thibault a réclamé une revalorisation du Smic à 1.600 euros et une négociation sur "l'ensemble des salaires", ajoutant que "la manière de sortir de cette crise est de reconnaître que la plus grande valeur à rémunérer est le travail".

Interrogé par ailleurs sur la volonté gouvernementale de modifier la loi sur le service minimum, le leader de la CGT a estimé que c'est "une opération de diversion pour détourner l'attention des problèmes sociaux et économiques graves auxquels sont confrontés les salariés".
 

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