Union Locale CGT Saint Medard en Jalles

Chômage PDF Imprimer Envoyer

Un million de chômeurs en fin de droits en 2010

La situation très difficile que vivent des centaines de milliers de demandeurs d’emploi arrivant en fin de droits nécessite une attention particulière, tant des pouvoirs publics que des partenaires sociaux.

En effet, d’après les informations communiquées par Pôle Emploi, 819.000 allocataires sont sortis de l’assurance chômage en 2009. Plus d’un million seront concernés en 2010. Parmi eux, seule une très petite partie (à peine 16 %) pourra bénéficier de l’allocation spécifique de solidarité du fait des critères qui ne sont plus attachés à la personne, mais au revenu familial. Dans ces conditions, des centaines de milliers de personnes supplémentaires sont ou seront exclues du bénéfice de toute forme d’allocation.

Pour la Cgt, la situation est insupportable et nécessite une prise de conscience d’un tout autre niveau obligeant l’état et les partenaires sociaux à prendre des dispositions de toute urgence.

La Cgt a proposé, à maintes reprises, d’accélérer les travaux au sein de la négociation sur les mesures d’urgence face à la crise. Sans être entendue pour l’instant par le patronat.

 


La Cgt propose que les partenaires sociaux prolongent les droits à l’assurance chômage . Par ailleurs, elle considère que l’Etat devrait permettre à tous les chômeurs sans revenu de bénéficier de l’allocation spécifique de solidarité (ASS).

De même, l’Etat doit proroger les dispositifs Allocation Equivalent Retraite (AER) et Allocation de fin de Formation (AFF) durant 2010 pour les demandeurs d’emploi.

Les contrats précaires constituant la première cause d’entrée au chômage, la Cgt continue donc de proposer une augmentation de la cotisation patronale sur ce type de contrats. On pourrait aussi instaurer une pénalité de précarité en fin de contrat, au bénéfice du service public de l’emploi (en plus de l’indemnité de précarité versée au salarié).

L’Etat pourrait trouver des sources de financement nécessaires en remettant en cause le bouclier fiscal. Son maintien, dans une situation économique et sociale explosive, est un non-sens et risque d’affaiblir fortement les fondements mêmes de la cohésion sociale du pays.

C’est maintenant qu’il faut agir ! L’Etat et les partenaires sociaux doivent prendre leurs responsabilités.

 


 

Etre syndiqué

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.

Syndiquez-vous c'est ICI

Partager
Bannière